Flagrant délit en France
Faits marquants
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore …
by Pepe ©
 
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Faits marquants  Up Page
Origine, raisons, hasard
Thierry Desmarets, le patron de Total-Fina-Elf, souhaite tourner la page des affaires politico-financières et améliorer l'image de son entreprise. Après avoir engagé Bernard Kouchner pour attester que la firme n'a pas utilisé de main d'œuvre servile en Birmanie, il renouvelle l'opération en confiant à Hubert Védrine le soin de recruter d'autres témoins de moralité. Mais il n'est pas certains que ce soit en engageant d'anciens ministres, en France et dans le monde, que Total fasse évoluer son image.
 
Histoire secrète de L'Oréal
Le géant de la cosmétique, L'Oréal, vient d'annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l'un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd'hui, l'héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L'histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.
 
OGM dans l'huile
A Lyon, Montpellier, Paris et Strasbourg, une quarantaine de militants de Greenpeace ont symboliquement débarrassé en juillet 2004 les rayons de 4 supermarchés Auchan des huiles de soja OGM qui se trouvaient dans leurs rayons. Ces huiles d'assaisonnement, étiquetées comme étant à base de soja génétiquement modifié, sont vendues sous les marques AMPHORA et MAUREL. Après avoir enlevé les stocks d'huile des rayons, les militants les ont clairement marqués comme étant OGM et placés dans les allées afin d'informer les consommateurs et de les inciter à demander à la direction des magasins de retirer définitivement les produits transgéniques de leurs rayons.

 
Rainbow Warrior
Marelle Pereira tient une photo de son père, Fernando, tué dans l'attentat contre le Rainbow Warrior alors qu'elle avait huit ans. Rainbow Warrior avait été coulé dans la rade d'Auckland
 
"Mon père a fui son pays d'origine, le Portugal pour ne pas avoir à se battre en Angola. Il était contre cette guerre, il s'est révolté et a décidé de ne pas y participer."
Le photographe Fernando Pereira assassiné par les services secrets français.
 
"Nombre d'agents secrets s'en sont sortis sans être inquiétés. Dominique Prieur et Alain Mafart ont été jugé et condamné à 10 ans de prison mais au bout de 3 ans, ils étaient relâchés. Lors de leur retour en France, ils ont été traités en héros. Ils ont même été décorés. Pour notre famille, cela reste incompréhensible. Des gens ont été récompensés pour avoir tué quelqu'un qui militait pour la protection de notre environnement." confiera Marelle Pereira ...
 
 
 
En 1985, Edwy Plenel est journaliste au Monde. C'est grâce à ses investigations que l'état français a été obligé d'avouer sa responsabilité dans l'attentat du Rainbow Warrior.
"Les bons médias sont ceux qui vous empêchent de dormir. Les bons médias sont ceux qui vous inquiètent. Les bons médias sont ceux qui vous racontent les histoires que vous n'avez pas envie d'entendre. Les bons médias sont ceux qui vous bousculent. Les bons médias sont ceux qui vous réveillent. Et si on veut des médias qui endorment, des médias qui disent tous la même chose, des médias qui soient conformistes, des médias qui soient respectables, des médias qui soient sages, des médias qui soient dans la distraction."
On nous répète : "Soyez des individus, soyez des consommateurs, soyez performants, préoccupez-vous de vous-même, allez faire du sport, occupez-vous de vos affaires et les affaires publiques, c'est pas vos affaires. Ce sont nos affaires." Et là, c'est à nous, les médias, de réagir et de continuer de révéler les vérités.

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Carte blanche à Washington
La guerre globale au terrorisme inclut aussi bien la surveillance des musulmans que celle des anti-mondialistes. Non content de mener des actions de renseignement et d'infiltration sur son territoire, le FBI entend les poursuivre chez ses alliés. À la suite d'un processus juridique entaché d'irrégularités, l'Union européenne a autorisé ces agissements sur le territoire de ses États membres. Et la loi Perben II a légalisé un dispositif international qui n'a jamais été présenté à l'approbation du Parlement. Désormais, c'est non seulement le FBI, mais tous les services secrets états-uniens qui peuvent agir impunément en France.
 
Traité constitutionnel de l'Union européenne
Le projet de Traité constitutionnel de l'Union européenne, accorde des privilèges politiques et fiscaux aux Églises et aux Loges maçonniques. Considérant ces avantages comme insuffisants, le Saint-Siège et les Loges anglo-saxonnes poussent à l'inscription d'une référence à Dieu dans la Constitution. Dans un courrier adressé à un groupe de 250 eurodéputés, Jean-Pierre Raffarin indique qu'il ne reviendra pas sur ces questions, renonçant ainsi à défendre le principe français de laïcité.
 
La France s'est donc vivement opposée à l'invocation de Dieu dans la Charte des droits fondamentaux, puis dans le projet de Traité constitutionnel. Mais en se fixant sur une formulation symbolique, le débat s'est égaré. Le gouvernement de Lionel Jospin a accepté une référence à un « héritage spirituel » comme une concession. Or, précisément cette formulation est beaucoup plus grave parce qu'elle implique une définition particulière de l'Union européenne.
Seules l'Allemagne et la Grèce invoquent Dieu dans leur Constitution, tandis que la France fait référence à l'Être suprême dans la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen placée en annexe de sa Constitution. Le problème n'est donc pas dans une référence à la transcendance, mais dans la revendication de cette transcendance par des Églises et leur prétention à en tirer une autorité sur l'Union.
 
L’industrie US entre au gouvernement français
Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au Center for Strategic & International Studies (CSIS). Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd’hui la ministre. En sa qualité d’avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d’Airbus et de Dassault.
Au sein de chacune de ces diverses commission, un homme jouait un rôle central : Bruce P. Jackson, fondateur du Comité états-unien pour l’expansion de l’OTAN (US Committee for Expand NATO). Il représentait les intérêts de l’avionneur Lockheed Martin, dont il avait été vice-président. C’est au travers des relations nouées dans les commissions présidées par Christine Lagarde que M. Jackson monta le contrat du siècle : la vente, en avril 2003, de 48 chasseurs F-16 Lockheed-Martin à la Pologne pour 3,5 milliards de dollars. Cette transaction provoqua la consternation en Europe dans la mesure où le gouvernement polonais payait cette commande avec les fonds de l’Union européenne destinés à préserver son secteur agricole.
 
Ce contrat était disproportionné par rapport aux besoins réels de la Pologne. En outre, la logique eut voulu que Varsovie s’équipe de Mirage 2000-5 MK2 Dassault ou de Jas-39 Saab en entrant dans l’Union.
Cependant, ce contrat était indissociable de l’engagement de la Pologne dans la colonisation de l’Irak aux cotés des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie. M. Jackson était d’ailleurs le principal bailleur de fonds du Comité pour la libération de l’Irak (Committee for the Liberation of Iraq).

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Haïti
M. Kofi Annan, secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Mike Smith, président de la Comission des Droits de l'Homme des Nations Unies:
Je tiens à exprimer mon indignation face au coup d'Etat dont Haïti vient d'être victime et à l'enlèvement, par des forces étrangères, d'un président régulièrement élu, aujourd'hui séquestré.
Force est de constater que cet affront fait à la première république nègre du monde, au moment même où elle fête le bicentenaire de son indépendance, est aussi une insulte à la démocratie et à tous les amis de la liberté.
J'exige que le Président Jean-Bertrand Aristide, kidnappé au mépris de toutes les règles de droit, puisse, s'il le souhaite, revenir sans délai dans son pays et y reprendre ses fonctions selon les règles constitutionnelles en vigueur au jour de son enlèvement.

 
Paris relâche le président haïtien
Enlevé par les Forces spéciales états-uniennes et séquestré par des commandos français en République centrafricaine, Jean-Bertrand Aristide a été libéré grâce à la pression internationale. Soutenu par l'Afrique du Sud, la Communauté des Caraïbes et l'Union Africaine, il a rejoint la Jamaïque d'où il entend rétablir le processus constitutionnel en Haïti. Trois semaines après son renversement, de nouveaux éléments permettent de mieux comprendre l'organisation du complot. Ils permettent aussi d'analyser la campagne d'intoxication médiatique qui a réussit à présenter un président élu comme un tyran génocidaire et une poignée de mercenaires comme une armée de rebelles.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
CSA: abus de pouvoir
Le département d'État s'apprête à inclure la chaîne libanaise de télévision al-Manar dans la liste des organisations terroristes sous le prétexte qu'elle inciterait à la haine raciale. Sorties de leur contexte d'affrontement israélo-arabe, certains programmes peuvent effectivement paraître haineux, mais ils emploient pourtant le même lexique que les médias israéliens que nul n'interprète dans un sens antisémite.
La couverture Eutelsat débordant largement sur le territoire états-unien, le CSA français a été sollicité pour lui couper l'accès au satellite. C'est ce à quoi s'est employé Dominique Baudis, "messager de l'Amérique" et ancien représentant du Carlyle Group (le fonds de placement des familles Bush et Ben Laden) en France.
La classification d'un média en "organisation terroriste" permet de contourner le 1er amendement de la Constitution US et de mettre fin à la liberté d'expression, condition préalable à la vie démocratique.
 
Depuis le 9 juillet 2004, le Conseil supérieur de l'audiovisuel dispose de nouveaux pouvoirs de censure sur l'ensemble des émissions de radio et de télévision quel que soit leur mode de diffusion. Désormais, la loi française traite différemment des propos identiques écrits dans des journaux ou dits à la télévision. Cet arbitraire ouvre la voie à des manipulations politiques. Aussi, le CSA a engagé sans tarder des procédures pour empêcher la diffusion aux États-Unis par un satellite français de chaînes libanaise et iranienne critiquant Israël.
Les deux textes ont été adoptés fin juin-début juillet 2004 sans que l'opinion publique n'en comprenne bien les enjeux. Désormais, le CSA dispose du pouvoir d'interdire tout programme de radio et de télévision quel que soit son mode de diffusion (hertzien, mais aussi par câble, par satellite, par internet). Le CSA pourra à tout moment leur retirer cette autorisation et leur interdire de s'exprimer. Le Conseil se substituera aux tribunaux : il censurera souverainement ce qui lui paraît contraire au "respect de la dignité de la personne humaine, du caractère pluraliste de l'expression des courants de pensée et d'opinion", ou tout ce qui trouble « la sauvegarde de l'ordre public et les besoins de la défense nationale ». Il pourra aussi fixer des amendes. L'ensemble de ce dispositif est à l'évidence contraire à l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, placée en préambule de la Constitution française.
 
Le studio d'Al-Manar d'où sont diffusés des bulletins d'information critiquant l'occupation israélienne des territoires palestiniens, libanais et syriens. Dans un passé récent, on a vu des émissions de télévision françaises condamnées pour incitation à la haine raciale par les tribunaux. Le CSA n'avait pas un instant envisagé d'interdire d'émettre aux chaînes concernées. Il y a donc "deux poids, deux mesures". En réalité Al-Manar est la chaîne du Hezbollah, ses émissions critiquent l'occupation israélienne en Palestine, au Liban et en Syrie.
Et Al-Alam est une chaîne politiquement proche d'Al-Manar. Au lieu de chercher à sanctionner un programme fautif, on tente de censurer l'expression d'opinions.
 
Avril 2002 M. Baudis avait abusé de ses pouvoirs de président du CSA pour dissuader par courrier France-Télévision de recevoir désormais M. Meyssan au motif que celui-ci propagerait "des informations à l'évidence fausses". Thierry Meyssan, le président du "Réseau Voltaire pour la liberté d'expression".
 
L'affaire a tourné à la comédie lorsque l'opérateur satellitaire, Eutelsat, a fait savoir qu'il ne pouvait pas techniquement interrompre la diffusion d'Al-Manar sans interrompre en même temps celle de neuf autres chaînes arabes du même bouquet satellitaire, dont une bénéficie d'un conventionnement du CSA. De son côté, Me Denis Garreau, avocat d'Al-Manar, a observé devant le Conseil d'État que l'interruption par Eutelsat n'aurait aucune conséquence pour le public français dans la mesure où la chaîne est également diffusée par Arabsat, sur lequel le CSA n'a pas d'autorité, et accessible par internet depuis n'importe quel ordinateur connecté à une ligne à haut débit. Le véritable objectif de procédure serait en réalité d'empêcher la réception satellitaire de programmes critiques vis-à-vis d'Israël, non pas en France, mais sur la côte Est des États-Unis où Al-Manar ne peut être capté que via Eutelsat.

Les références  Up Page
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les "trois pôles d'intérêts", en psychologie)_ c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Responsabilité française au Rwanda
Entre avril et juillet 1994, le Hutu Power massacrait plus de 800 000 personnes, qualifiées de Tutsis. L'horreur ne prit fin qu'avec la défaite militaire des génocidaires devant les soldats du FPR de Paul Kagamé. Patrick de Saint-Exupéry, journaliste au Figaro, a assisté en spectateur privilégié à cette folie meurtrière. Il a vu les charniers, parlé avec des Tutsis en fuite et des Hutus en chasse. Il a côtoyé l'armée française lorsque François Mitterrand décida finalement de la déployer pour des "buts humanitaires". Il est rentré en France, hanté par ce qu'il avait pu voir, mais décidé à comprendre pourquoi la France a soutenu jusqu'au bout le régime génocidaire. Il publie le fruit de ses réflexions dans un livre époustouflant, L'Inavouable. La France au Rwanda.
 
L'Ile Longue à Brest : 2000 fois la puissance destructrice d'Hiroshima
Le 15 mai 2005, le bateau de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, et la Flottille Rade de Brest pour une Mer Propre, rassemblant une quarantaine d'embarcations, ont manifesté au large de l'Ile Longue près de Brest pour dénoncer la prolifération nucléaire qui prend sa source dans cette base militaire. L'Arctic Sunrise a pénétré le périmètre de la base navale et mis un zodiac à l'eau pour lancer une mission d'inspection citoyenne dont le but était de vérifier le respect par la France des obligations de désarmement intégral lié au TNP actuellement en révision à New-York.
 
A la base militaire de l'Ile Longue se trouvent en effet 288 têtes nucléaires, soit l'équivalent de 2000 fois la puissance destructrice d'Hiroshima ! Comme si cela ne suffisait pas, la France continue de développer son arsenal pour le rendre encore plus destructeur avec notamment de nouveaux missiles M-51. Chaque sous-marin quittant Brest embarque 16 missiles, composés chacun de 6 têtes nucléaires d'une puissance de 100 kilotonnes. C'est 650 fois le pouvoir de destruction d'Hiroshima ! Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense, déclarait d'ailleurs le 11 janvier 2005 lors d'une visite à l'Ile Longue, "Les grandes puissances dotées aujourd'hui de l'arme nucléaire ne songent nullement à l'abandonner mais continuent à améliorer leur arsenal". Et la France d'affecter trois milliards d'euros par an à son nucléaire militaire.